vinyle rock

Quels sont les meilleurs vinyles Rock à posséder absolument ?

Apparu dans les fifties grâce à la combinaison du Blues et de la Country, le Rock’n’roll a très vite eu un engouement majeur de la part de la jeunesse en attente de nouvelles perspectives en cette période d’après-guerre. À cette époque, les patrons des maisons de disques sont les rois d’un business juteux, et à l’aide de directeurs artistiques, ils font la « chasse » aux nouveaux talents. Et l’arrivée de ce nouveau courant musical qu’est le Rock’n’roll va être une aubaine pour tous les labels. Une nouvelle culture est en marche, et elle va bousculer tous les codes périmés de la vieille société.

Ainsi, il n’est pas rare de voir des vinyles de rock, que ce soit des objets anciens chinés, ou de nouveaux vinyles édités récemment. Et tout bon rockeur, s’il possède un tourne-disque, devrait certainement avoir dans sa collection les 5 vinyles rock incontournables suivants.

Les 5 vinyles de Rock incontournables

« 50 greatest Rock’n’roll hits » par Compilation d’artistes

Quoi de plus naturel que de démarrer ce top 5 avec un double vinyle regroupant tous les plus grands tubes Rock’n’roll de ces folles années qu’étaient les fifties. Au programme donc, que des grands classiques indémodables qui vous donneront envie de taper du pied, voir de vous déhancher sur ces rythmes endiablés. « Rock around the clock » de Bill Haley, « C’mon everybody » d’Eddie Cochran, » Roll over Beethoven ” de Chuck Berry, « Jailhouse Rock » d’Elvis Presley, mais aussi des morceaux de Fats Domino, Little Richard, Buddy Holly, Jerry Lee Lewis ou Gene Vincent pour ne citer qu’eux. Un régal couché sur vinyle, pour curieux et amateurs.

« Double Blanc » par The Beatles

En 1967, alors que « St. Peppers », leur précédent album, a obtenu un immense succès critique et commercial, le groupe le plus populaire du monde décide de casser les codes. En n’acceptant plus de jouer le jeu de la monotonie, les Beatles partent explorer de nouveaux sons et façons d’enregistrer. Le groupe qui ne donne plus de concerts depuis plus d’un an, soutenu par son fidèle producteur Georges Martin, va laisser divaguer son inspiration pour accoucher d’un véritable chef-d’œuvre musicalement très Rock. Ce double album à la pochette blanche significative, puisque la guerre du Vietnam vient de commencer, démarre très fort avec le très rythmé « Back in the USSR ». Puis, dans un ordre très disparate, il va nous montrer l’étendue de ses nouvelles inspirations avec des pépites comme « Why we don’t do that on the road » et « While my guitar gently weed ». Le morceau crucial étant « Helter Skelter », où les guitares et les voix saturées du duo Lennon-Mc McCartney allaient inventer un nouveau genre musical nommé Hard-Rock. N’en déplaise à certains. Un pur bijou donc, dont le vinyle sera pourvu d’un poster et de photos sur papier glacé des membres du groupe.

« If you want blood… You’ve got it » par AC/DC

Les Beatles ayant fourni les bases, les seventies vont voir des tas de groupes Rock durcir le ton, tout en gardant la veine Blues inaltérable au genre. C’est ainsi que le Hard-Rock des Australiens AC/DC va déferler sur la planète. Avec un chanteur à la voix Bluesy et haut perchée, un guitariste soliste survolté avec sa tenue d’écolier, et une rythmique des plus implacables, AC/DC va revitaminer le Rock a sa sauce. L’époque vouant un véritable culte aux enregistrements en public, le groupe va démontrer tout son savoir-faire bien huilé lors de ce live enregistré en 1978, qui revisite son répertoire fort de cinq albums studio. Le son stéréo est énorme, et les morceaux s’enchainent sans temps mort. Le visuel de la pochette est digne d’un film d’horreur, et AC/DC détient enfin son pass pour devenir l’un des plus gros groupes au monde.

« The Joshua Tree » par U2

Les années 80 étant plus sages que les seventies en matière de Rock, hormis la vague Heavy-Metal, les groupes guitare-basse-batterie se font rares. Pourtant, l’un d’entre eux va atteindre des sommets grâce à cet album sorti en 1987 : U2. Avec une production très soignée, où le chant de Bono est bien mis en avant, et où les guitares de The Edge survolent les rythmiques cadencées, le groupe irlandais nous offre de splendides morceaux d’anthologie aux envolées lyriques des plus parfaites. Un must qui confirmera les succès précédents du groupe, et qui verra sortir du lot le tube intemporel « With or without you ».

« Nevermind » par Nirvana

Début 1990. L’heure n’est plus à la rigolade, et les claviers et autres synthétiseurs se rangent au placard lorsqu’un nouveau mouvement musical dérivé du Rock fait son apparition, le Grunge, porté par un groupe encore inconnu quelques mois plus tôt : Nirvana. Le moins que l’on puisse dire est que cet album va révolutionner non seulement la musique Rock, mais aussi toute une attitude, que ce soit dans les textes, les fringues et les poses, car on parle ici de loosers et de « j’m’en foutisme » que toute une nouvelle génération va adopter. L’album en lui-même est un vrai brûlot de morceaux très énervés, mais qui trouvent tous leurs sens grâce à des mélodies qui restent à jamais gravées dans les esprits. Sans le vouloir, le trio originaire de Seattle allait enregistrer l’album Rock incontournable des années 1990. Et même si d’autres groupes allaient s’engager dans la voie ouverte par Nirvana, ce dernier restera à jamais au panthéon des meilleurs groupes de tous les temps. Une véritable bombe musicale !