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Les 5 meilleurs films de Rock de tous les temps

Le Rock est sans conteste le courant musical qui possède la plus grande panoplie de films lui étant dédiée. Il faut dire que la musique Rock ne peut se concevoir sans un certain visuel, et déjà dans les fifties, le jeu de jambes de Chuck Berry ou le déhanchement un brin sexy d’Elvis savaient choquer. Car le Rock se sert effectivement du visuel pour en mettre plein la vue, quitte à user de « gimmicks » et à abuser d’artifices, le but étant de ne pas laisser indifférent, voir de déranger. Ainsi, il est normal que ce genre de musique ait droit à de nombreux films, et nous vous proposons ici de découvrir les 5 meilleurs films de Rock de tous les temps !

Le Rock au cinéma

Dès les années 60, et le succès fulgurant remporté par la paire Beatles-Stones, l’industrie du 7e art s’intéresse au sujet, et va produire plusieurs films concernant les deux groupes. De moyenne qualité, ces films musicaux sont presque des navets, et il faut attendre la fin des sixties pour voir émerger les premiers films Rock consistants : Quadrophénia et Tommy. Par la suite, les films Rock et les biopics seront souvent oscarisés et plébiscités pour leurs qualités scénaristiques et pour les performances respectives de certains acteurs et actrices dans le rôle d’une Rockstar, comme Joaquin Phoenix pour le rôle de Johnny Cash dans « Walk The Line ».

Quels sont les meilleurs films de Rock de tous les temps ?

« Pink Floyd, The wall » d’Alan Parker

Sorti sur les écrans en 1982, ce long-métrage reste la référence ultime en termes de film Rock. Déjà considéré comme culte peu après sa présentation au festival de cannes de cette même année, il fait aujourd’hui partie des œuvres essentielles du monde du 7e art. Traitant du thème de la schizophrénie d’une Rockstar hantée par sa jeunesse et son passé, le scénario est entièrement basé sur le concept du double album du groupe Pink Floyd du même nom.

Avec un Bob Geldof magistral dans le rôle du dépressif Pink, et une bande-son sur vitaminée, le réalisateur surdoué de « Midnight Express » nous livre un film fort et dérangeant, qui nous fait poser beaucoup de questions relatives à l’enfance et à la dangerosité de la montée en puissance d’un nouveau fascisme qui viendrait gangréner notre société quelque peu perdue dans ses propres convictions.

En utilisant de magnifiques séquences animées en alternance avec les séquences filmées, il nous en met plein la vue et rend plus fort son propos alarmiste. Les morceaux de Pink Floyd incorporés au film s’occupent quant à eux de nos oreilles, en n’omettant pas de nous faire dresser le poil tant l’émotion est bien présente.

« Phantom of the Paradise » de Brian De Palma

En reprenant à sa sauce le fameux mythe de Faust, le futur réalisateur de « Scarface » et des « Incorruptibles » signe en 1974 un chef-d’œuvre incontesté, qui reste encore de nos jours une œuvre singulièrement Rock et déjantée, de par sa conception et son visuel des plus baroques et loufoques.

Le film nous conte l’histoire d’un jeune compositeur inconnu, qui tente par tous les moyens de faire entendre son opéra récemment composé. En tombant sur Swan, producteur peu scrupuleux du label de disques Death-records, qui cherche de nouveaux talents pour l’inauguration de son nouveau club Rock « Le Paradise », il ne sait pas encore qu’il va se faire voler son œuvre. Mais après s’être fait défigurer, briser la voix et enfermé en isolement, il parvient à s’échapper, et revient hanter le club de Swan pour assouvir sa future vengeance.

Doté d’une bande-son Pop-Rock stylisée et d’un univers rappelant le mouvement Glam-Rock cher à Bowie, Roxy Music et autres Marc Bolan, le film baigne dans une atmosphère étrange et métaphysique devenue culte.

« Bohemian Rhapsody » de Bryan Singer

Véritable chef-d’œuvre en matière de biopic Rock, ce film qui retrace le parcours du chanteur Freddy Mercury et de son groupe Queen a su donner un nouveau souffle au genre. En optant pour une mise en scène nerveuse et un montage saccadé, le réalisateur nous conte les déboires d’un groupe inconnu, puis le parcours de ce même groupe devenu célèbre dans le monde entier. Avec l’appui d’une performance magistrale de l’acteur Rami Malek, qui lui vaudra un oscar, dans le rôle tout en nuances de Freddy, et d’une bande-son des plus Rock, le réalisateur fait mouche et le public ne va pas s’y tromper.

« Grease » de Randall Kleiser

Petit bijou de culture Rock’n’roll, ce film réalisé en 1978 est un véritable hymne aux films basés sur la jeunesse quelque peu révoltée des années 60, comme La fureur de vivre et L’équipée sauvage, entre autres.

En prenant comme fond une histoire d’amour impossible entre un jeune voyou et une BCBG, il nous renvoie à ces années révolues faites de parties de danses enflammées, de courses de voitures dangereuses, de bandes rivales en blousons de cuir noir, cran d’arrêt et banane gominée, mais aussi de Pom-pom girls enjouées dans les cours des lycées. Truffé d’humour et de Rock’n’roll Music dans la pure tradition fifties, ce film est une bulle de champagne à lui tout seul.

« The Commitments » d’Alan Parker

Dix années après son légendaire « Pink Floyd, The Wall », le génial réalisateur de « Birdy » et de « Mississipi Burning » revient au genre musical en s’attardant sur les déboires d’un groupe de Rock-Soul inconnu dans l’Irlande des années post-Thatcher. En relatant leurs moments de gloire relative dans Dublin, et leurs misères respectives à faire vivre le groupe au jour le jour, Parker nous livre un film sincère et attachant, loin du strass et des paillettes, plongé au cœur d’une Irlande en proie aux doutes et aux faux espoirs économiques de l’époque. Empli de morceaux Rock-Soul d’anthologie, et de scènes drôles, car tellement risibles pour les personnages, ce film quasiment méconnu mérite d’être redécouvert.