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L’impact de la technologie et des réseaux sociaux sur l’industrie de la musique

La musique, la technologie et les réseaux sociaux ont tous connu une évolution sans précédent au cours de la dernière décennie.

Si ce n’est pas le progrès de notre technologie de téléphonie mobile qui permet aux utilisateurs de chatter avec leurs fans en temps réel, c’est la façon transparente dont vous pouvez partager votre morceau Soundcloud préféré avec vos milliers de followers Instagram grâce à diverses Stories

Il est donc particulièrement pertinent d’examiner l’impact de la technologie et des réseaux sociaux sur l’industrie de la musique et mettre en évidence la manière dont ces trois mondes s’entrechoquent.

Les habitudes de consommation de musique ont changé

La façon dont nous consommons la musique a complètement changé. Alors qu’autrefois (au début des années 90), il y avait le partage de fichiers musicaux entre pairs sur des sites comme LimeWire et une forte demande de lecteurs MP3, nous avons maintenant des abonnements payants à des plateformes de streaming en ligne sur nos appareils mobiles, ce qui nous donne accès à des millions de chansons au bout des doigts. Les ventes de médias physiques ont rapidement diminué, il y a eu 132 millions de CD vendus au Royaume-Uni en 2008, en 2018 ce chiffre était tombé à 32 millions.

Ce changement de paradigme ne s’est pas produit du jour au lendemain, mais s’est certainement accéléré ces dernières années. Prenons l’exemple de Spotify : en 2016, le nombre d’abonnés payants dans le monde était de 30 millions, mais en 2019, ce chiffre a plus que triplé pour atteindre 100 millions. Apple Music a connu une histoire similaire, avec son lancement en 2015 et ses 60 millions d’utilisateurs payants dans le monde.

Spotify, Apple Music et leur croissance rapide indiquent un changement dans les attentes des consommateurs en matière de musique, où et quand ils le souhaitent.

Des plateformes comme YouTube Music, Soundcloud, Pandora et Tidal sont également très utilisées et l’on pourrait dire que les plateformes de streaming sont devenues si omniprésentes qu’elles peuvent désormais être ventilées par cas d’utilisation.

Ces plates-formes ont toutes en commun leurs bases algorithmiques, utilisant le machine learning pour déterminer les préférences musicales et les habitudes d’écoute de leurs utilisateurs. Ceci, combiné à l’optimisation et à la priorisation des UX par les plateformes, nous a fait entrer dans le nouveau monde de la découverte musicale.

Les principales plates-formes de streaming ont fait un excellent travail en terme de gestion de la relation client en donnant à leurs utilisateurs la musique qu’ils veulent sous la forme de listes de lecture personnalisées, organisées et marquées.

Une étude réalisée par LOOP aux États-Unis a révélé que les listes de lecture représentent 31 % du temps d’écoute, toutes catégories confondues, alors que les albums en représentent 22 %. Il est intéressant de noter que le Guardian a non seulement fait état du changement des habitudes d’écoute des consommateurs, mais a également commenté la manière dont les plateformes de streaming peuvent propulser des chansons ou des artistes moins connus vers la conscience de masse grâce à leurs listes de lecture personnalisées et de marque.

Les listes de lecture hebdomadaires comme RapCaviar sur Spotify ont maintenant plus de 11,7 millions d’adeptes et plus de 340 000 adeptes sur Instagram, ce qui est si populaire qu’Apple a lancé sa propre liste de lecture (Rap Life) en 2019 pour concurrencer son rival et répondre à la demande des fans pour des listes de lecture de ce type.

Les albums et les singles ont beaucoup changé, surtout pour les artistes indépendants

Les artistes indépendants mettent désormais leur destin entre leurs mains, en contournant les labels, en téléchargeant leurs projets sur des plateformes de streaming en ligne et en parlant à leurs fans directement par le biais de leurs réseaux sociaux. Un rapport de Wintel a montré que les revenus de streaming du seul secteur indépendant ont augmenté de plus de 46 % et que sa part de marché globale de la musique a atteint 39,9 % en 2017.

Ce changement n’est pas seulement réservé à la scène musicale indépendante, mais aussi aux plus grands artistes du monde.

L’époque où l’on se concentrait uniquement sur la promotion traditionnelle des albums, panneaux d’affichage, conférences de presse et interviews, est révolue. Nous sommes à une époque où des artistes tels que Drake, Beyoncé, Ed Sheeran et Rihanna se tournent également vers Instagram et Spotify pour annoncer leurs derniers albums.

L’un des meilleurs exemples de ce changement est le rachat de Spotify par Drake pour la sortie de son album Scorpion en 2018.

Comme le rapporte USA Today, « Dans le cadre de la toute première prise de contrôle totale d’un artiste par le service de streaming, les visiteurs de la page d’accueil de Browse ont été accueillis par une grille massive de visages de Drake, sur la couverture de presque toutes les listes de lecture de la page… Toutes les catégories qui ne pouvaient être que tangentiellement liées à l’artiste, sont soudainement devenues des listes de lecture de Drake, dans le cadre d’une campagne publicitaire massive pour le nouvel album du rappeur… ».

Partager, c’est se soucier des autres

La possibilité de partager des chansons, des albums et des listes de lecture sur les plateformes de réseaux sociaux a donné aux gens de nouvelles façons de montrer à leurs adeptes ce qu’ils écoutent.

En 2018, Facebook a introduit des autocollants musicaux sur Facebook, Messenger et Instagram Stories. Cette fonctionnalité permet aux utilisateurs d’ajouter une chanson à leur histoire, mettant ainsi les pouvoirs de personnalisation entre les mains des utilisateurs et permettant aux fans de musique de partager leur dernière chanson préférée.

Une étude menée par MusicWatch montre que 90 % des utilisateurs de réseaux sociaux participent à une forme d’activité liée à la musique ou aux artistes sur les plateformes sociales.

Deux tiers des utilisateurs de réseaux sociaux conviennent qu’ils découvrent de nouveaux artistes sur les médias sociaux, et près de 60 % visitent des services/plateformes de streaming en ligne pour écouter de la musique après avoir vu une mise à jour, un tweet ou un message.

Il est intéressant de noter que les gens utilisent différentes plateformes sociales pour différentes activités et contenus liés à la musique.

Par exemple, plus de la moitié des personnes interrogées utilisent Twitter pour suivre ou obtenir des mises à jour d’artistes et de groupes musicaux, et 63 % des utilisateurs de Snapchat envoient ou regardent des photos et des vidéos d’événements musicaux en direct.

Ces statistiques montrent la tendance croissante au partage de contenus musicaux sur les réseaux sociaux, qu’il s’agisse d’artistes ou de fans.

Les spectacles et festivals deviennent de plus en plus immersifs grâce à la technologie

La technologie et les réseaux sociaux n’ont pas seulement influencé la façon dont nous consommons la musique sur nos appareils personnels, mais aussi les circuits des spectacles et des festivals.

Les artistes et les marques ont tenu à tester leur savoir-faire en matière d’innovations technologiques liées à la musique. Prenez l’application SNKRS de Kendrick Lamar et Nike pour la tournée 2018 de l’artiste américain.

Lamar, qui a signé chez Nike comme l’une de leurs célébrités, a fait équipe avec le géant mondial du sportwear pour une activation qui aurait lieu pendant ses performances live lors de sa tournée, principalement grâce à l’application SNKRS de Nike.

Les spectateurs (qui disposaient de l’application SNKRS de Nike) pouvaient acheter ou réserver des articles de tournée, y compris une paire de baskets Nike de Kendrick Lamar, lors du concert.

Bien que l’activation ait souffert de quelques accrocs, les prémisses de l’effort et son exécution planifiée montrent comment la technologie est utilisée pour donner aux fans la possibilité d’acheter des produits en édition limitée de leurs artistes préférés, d’une manière innovante.

Les concerts en réalité virtuelle constituent un autre exemple d’innovation technologique dans les spectacles et les festivals. Le développement de casques de RV plus sophistiqués, combiné à leur adoption plus large, a ouvert de nouvelles portes aux entreprises pour la production de produits qui apportent les concerts et les spectacles aux fans.

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Les 5 meilleurs films de Rock de tous les temps

Le Rock est sans conteste le courant musical qui possède la plus grande panoplie de films lui étant dédiée. Il faut dire que la musique Rock ne peut se concevoir sans un certain visuel, et déjà dans les fifties, le jeu de jambes de Chuck Berry ou le déhanchement un brin sexy d’Elvis savaient choquer. Car le Rock se sert effectivement du visuel pour en mettre plein la vue, quitte à user de « gimmicks » et à abuser d’artifices, le but étant de ne pas laisser indifférent, voir de déranger. Ainsi, il est normal que ce genre de musique ait droit à de nombreux films, et nous vous proposons ici de découvrir les 5 meilleurs films de Rock de tous les temps !

Le Rock au cinéma

Dès les années 60, et le succès fulgurant remporté par la paire Beatles-Stones, l’industrie du 7e art s’intéresse au sujet, et va produire plusieurs films concernant les deux groupes. De moyenne qualité, ces films musicaux sont presque des navets, et il faut attendre la fin des sixties pour voir émerger les premiers films Rock consistants : Quadrophénia et Tommy. Par la suite, les films Rock et les biopics seront souvent oscarisés et plébiscités pour leurs qualités scénaristiques et pour les performances respectives de certains acteurs et actrices dans le rôle d’une Rockstar, comme Joaquin Phoenix pour le rôle de Johnny Cash dans « Walk The Line ».

Quels sont les meilleurs films de Rock de tous les temps ?

« Pink Floyd, The wall » d’Alan Parker

Sorti sur les écrans en 1982, ce long-métrage reste la référence ultime en termes de film Rock. Déjà considéré comme culte peu après sa présentation au festival de cannes de cette même année, il fait aujourd’hui partie des œuvres essentielles du monde du 7e art. Traitant du thème de la schizophrénie d’une Rockstar hantée par sa jeunesse et son passé, le scénario est entièrement basé sur le concept du double album du groupe Pink Floyd du même nom.

Avec un Bob Geldof magistral dans le rôle du dépressif Pink, et une bande-son sur vitaminée, le réalisateur surdoué de « Midnight Express » nous livre un film fort et dérangeant, qui nous fait poser beaucoup de questions relatives à l’enfance et à la dangerosité de la montée en puissance d’un nouveau fascisme qui viendrait gangréner notre société quelque peu perdue dans ses propres convictions.

En utilisant de magnifiques séquences animées en alternance avec les séquences filmées, il nous en met plein la vue et rend plus fort son propos alarmiste. Les morceaux de Pink Floyd incorporés au film s’occupent quant à eux de nos oreilles, en n’omettant pas de nous faire dresser le poil tant l’émotion est bien présente.

« Phantom of the Paradise » de Brian De Palma

En reprenant à sa sauce le fameux mythe de Faust, le futur réalisateur de « Scarface » et des « Incorruptibles » signe en 1974 un chef-d’œuvre incontesté, qui reste encore de nos jours une œuvre singulièrement Rock et déjantée, de par sa conception et son visuel des plus baroques et loufoques.

Le film nous conte l’histoire d’un jeune compositeur inconnu, qui tente par tous les moyens de faire entendre son opéra récemment composé. En tombant sur Swan, producteur peu scrupuleux du label de disques Death-records, qui cherche de nouveaux talents pour l’inauguration de son nouveau club Rock « Le Paradise », il ne sait pas encore qu’il va se faire voler son œuvre. Mais après s’être fait défigurer, briser la voix et enfermé en isolement, il parvient à s’échapper, et revient hanter le club de Swan pour assouvir sa future vengeance.

Doté d’une bande-son Pop-Rock stylisée et d’un univers rappelant le mouvement Glam-Rock cher à Bowie, Roxy Music et autres Marc Bolan, le film baigne dans une atmosphère étrange et métaphysique devenue culte.

« Bohemian Rhapsody » de Bryan Singer

Véritable chef-d’œuvre en matière de biopic Rock, ce film qui retrace le parcours du chanteur Freddy Mercury et de son groupe Queen a su donner un nouveau souffle au genre. En optant pour une mise en scène nerveuse et un montage saccadé, le réalisateur nous conte les déboires d’un groupe inconnu, puis le parcours de ce même groupe devenu célèbre dans le monde entier. Avec l’appui d’une performance magistrale de l’acteur Rami Malek, qui lui vaudra un oscar, dans le rôle tout en nuances de Freddy, et d’une bande-son des plus Rock, le réalisateur fait mouche et le public ne va pas s’y tromper.

« Grease » de Randall Kleiser

Petit bijou de culture Rock’n’roll, ce film réalisé en 1978 est un véritable hymne aux films basés sur la jeunesse quelque peu révoltée des années 60, comme La fureur de vivre et L’équipée sauvage, entre autres.

En prenant comme fond une histoire d’amour impossible entre un jeune voyou et une BCBG, il nous renvoie à ces années révolues faites de parties de danses enflammées, de courses de voitures dangereuses, de bandes rivales en blousons de cuir noir, cran d’arrêt et banane gominée, mais aussi de Pom-pom girls enjouées dans les cours des lycées. Truffé d’humour et de Rock’n’roll Music dans la pure tradition fifties, ce film est une bulle de champagne à lui tout seul.

« The Commitments » d’Alan Parker

Dix années après son légendaire « Pink Floyd, The Wall », le génial réalisateur de « Birdy » et de « Mississipi Burning » revient au genre musical en s’attardant sur les déboires d’un groupe de Rock-Soul inconnu dans l’Irlande des années post-Thatcher. En relatant leurs moments de gloire relative dans Dublin, et leurs misères respectives à faire vivre le groupe au jour le jour, Parker nous livre un film sincère et attachant, loin du strass et des paillettes, plongé au cœur d’une Irlande en proie aux doutes et aux faux espoirs économiques de l’époque. Empli de morceaux Rock-Soul d’anthologie, et de scènes drôles, car tellement risibles pour les personnages, ce film quasiment méconnu mérite d’être redécouvert.